Question :

Une personne qui commet un shirk sans savoir ou qui est sur une des 72 voies égarées sans savoir et qui meurt donc sans s’être repentie peut-[elle] entrer au paradis par la miséricorde d’Allah ?

[L’admin dit :]
Donc sheikh en résumé : [une personne qui commet du] shirk ou qui suit une voie égarée mais sans savoir, et donc il ne se repent pas de cela puisqu’il ne sait pas qu’il est dans un égarement, est-ce qu’il peut néanmoins, peut-être entrer au paradis bi-idhni-Llâhi par la miséricorde d’Allah ou pas sheikh ?

Réponse :

BismiLlahi-Rahmani-Rahîm, wa salâtou wa salâm 3ala achraf al moursalîne.
Les savants quand on leur pose une question pareille et qu’ils répondent, ils font toujours la différence entre celui qui est proche des savants et celui qui est loin des savants.
Ils disent que celui qui est près et proche des savants, et dans sa ville il y a des savants, et dans son pays il y a des savants, et il n’a pas voulu faire d’efforts pour poser la question et pour les contacter etc… Ils ont dit non il n’est pas excusé.
Mais s’il y a l’une des deux choses :
– Ou bien s’il est loin des savants et il n’y a pas de savants proches de lui, de façon que, s’il y avait des savants, il les aurait contactés.
– Deuxième des choses, peut-être que cette chose ne lui est jamais venue à l’esprit et qu’il croyait que c’était normal, peut-être même qu’il a entendu les savants là où il habite, les gens de science ou l’imam dire que ça se fait, que ce n’est pas un péché.
Celui-là il a un ta’wil -une interprétation- il croit qu’il est sur le vrai chemin et qu’il est en train d’adorer Allah. Les savants ont dit si c’est comme ça il est excusé. Surtout si cette chose ne lui est jamais passée par l’esprit (de poser la question) car il croit qu’il est sur le droit chemin. S’il est comme ça il est sous al machi’a d’Allah -sous la volonté d’Allah-. C’est Allah تعالى qui décidera Yawm Al Qiyamah et Il verra quel est le statut qu’il mérite bi-idhni-Llâhi تعالى. Mais jamais Allah سبحانه وتعالى ne fait une injustice, ne fait rentrer quelqu’un en enfer ou ne le prive du paradis s’il ne savait pas ou n’avait pas où poser la question.